Combattre la maltraitance institutionnelle

En 2019, une recherche menée avec l’Université d’Oxford avait révélé neuf dimensions cachées de la pauvreté, parmi lesquelles la maltraitance institutionnelle, ces traitements inadaptés qui, sans toujours le vouloir, portent atteinte à la dignité des personnes qui sollicitent une aide. Ce sujet, approfondi au sein des Universités Populaires, est devenu une priorité du mouvement ATD Quart Monde.

En septembre 2024, il a publié un plaidoyer né du croisement des paroles de personnes en situation de pauvreté et de professionnels des institutions. Une campagne de mobilisation a ensuite pris vie à travers toute la France, portée par les groupes locaux : ateliers théâtre, tables rondes, ciné-débats, exposition de témoignages et rencontres avec les institutions locales ont permis à celles et ceux qui vivent cette maltraitance au quotidien d’en devenir les premiers porte-parole, dans l’espoir de faire enfin évoluer les pratiques.

L’association

ATD Quart Monde

Né en 1957 à Noisy-le-Grand, dans un bidonville où le Père Joseph Wresinski avait choisi de s’installer, le mouvement ATD Quart Monde rassemble depuis des personnes en situation de pauvreté et des alliés venus de tous horizons, unis par le refus de la fatalité de la misère. Présente dans plus de trente pays, l’association agit à la fois auprès des personnes, des institutions et de l’opinion publique pour faire reculer l’exclusion.